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La dépendance des gens vis-à-vis de la cigarette

Depuis ces derniers temps, on remarque une hausse exceptionnelle du nombre de décès causé par le tabac.

Cela provient des substances introduits dans la cigarette qui rendent les fumeurs de plus en plus dépendants.

 

a) Quelle est la principale substance qui rend les gens accros ?

La notion de « dépendance » à la cigarette est un terme qui fait peur. Cela peut pourtant faire prendre conscience aux gens qu’ils entrent dans un engrenage dont il sera difficile de sortir par la suite. Pendant beaucoup de temps, les chercheurs pensaient que la nicotine était la seule responsable de ce phénomène. Maintenant et grâce à de nombreuses expériences et études scientifiques, nous avons découvert qu’elle n’était pas la seule. Elle en reste tout de même la principale responsable.

 UN PEU PLUS SUR LA NICOTINE :

Il s’agit d’une molécule possédant un atout biologique qui lui permet de se fixer à des protéines présentes surtout en surface des cellules nerveuses, grâce à des récepteurs. En présence de la molécule de nicotine, ces récepteurs, qui se présentent en fait sous forme de canaux, s’ouvrent. Des réactions suivent alors, et cela aboutit à la libération d’une hormone : la dopamine, dans une région du cerveau précise : le noyau accumbens. La nicotine est une drogue au même titre que l’alcool, le cannabis ou encore l’héroïne. Elle stimule « le circuit de la récompense »  et offre ainsi au consommateur une sensation de satisfaction. On comprend donc ainsi facilement pourquoi la dopamine est aussi appelée « hormone du plaisir ». Mais pourtant, malgré cela, la nicotine n’est pas la seule hormone responsable de cette dépendance.

Lorsqu’une personne est fumeuse, son corps a l’habitude de consommer une certaine quantité de nicotine. Lorsque le fumeur n’a pas sa dose habituelle de nicotine et en a moins, le corps en manifeste son besoin  afin de satisfaire cette sensation de satisfaction, de bien être. Lorsque le corps se sent mal à cause de cela et se manifeste, on parle alors de manque. L’environnement du fumeur est aussi important. Les gestes ou habitudes associés au moment où il fume peut déclencher en lui un besoin de cigarette. Le fumeur en devient alors dépendant.

b)  y-a-t-il d’autres substances responsables de cette dépendance ?

La dopamine, l’hormone libérée sous l’influence de la nicotine, finit toujours pas se dégrader. Mais des scientifiques ont identifié deux substances dans la fumée de cigarette qui sont capables de bloquer les molécules qui dégradent la dopamine dans le sang : il s’agit de l’harmane et du norharmane.  Si la dopamine reste plus longtemps dans le sang, la sensation de bien être se prolonge également. Ainsi, la nicotine, alliée à l’harmane et la norharmane, intensifie la sensation de satisfaction du fumeur et sa dépendance devient alors plus importante.

Cependant la fumée de cigarette contient plus de 4000 substances, qui, pour la plupart, n’ont pas été identifiées ou étudiées. Il se peut qu’il y ait donc encore énormément de substances qui rendent les gens accros.

L’harmane et le norharmane favorisant la présence de la nicotine dans le sang, ces substances sont alors toxiques pour la santé car la nicotine a elle-même des effets néfastes sur la santé des gens (voir "Les effets néfastes").

 

c) Tous égaux face à la dépendance tabagique ?

 

Cependant, nous ne sommes pas tous égaux devant la dépendance. Autant pour certaines personnes la première cigarette attire, autant pour d’autres elle peut dégoûter. De nombreux gènes seraient impliqués dans les réactions des gens face au tabac. Les scientifiques ont alors déterminé trois grandes classes de facteurs génétiques liés à cela :

Classe 1

Elle concerne les gènes impliqués dans la destruction de la dopamine. Plus ces molécules sont dégradées rapidement après leur libération, plus le manque est viet ressenti.

Classe 2 Elle concerne les gènes impliqués dans le mode d'action de la nicotine et éventuellement d'autres molécules se trouvant dans la fumée de cigarette.
Classe 3 Elle concerne tous les gènes impliqués dans la sensibilité aux odeurs, aux goûts, au stress ...

Sachant que les gènes de tous individus sont différents, les réactions des gens face à la cigarette le seront également.

 

 

Il existe également des personnalités à risques face à la dépendance du tabac : par exemple, les individus recherchant des sensations de nouveauté. Des études récentes montrent également que l’on retrouve beaucoup de fumeurs chez les personnes ayant des antécédents de dépression ou troubles anxieux.  

 

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